Julie Lagier

Julie Lagier vit et travaille à Marseille. La pratique photographique innerve sa famille depuis trois générations : celle de son grand-père, propriétaire d’une boutique d’appareils en Algérie, puis son père, un amateur passionné, lui mettra un appareil entre les mains.

Des visages, des figures, des portraits en continu… Trois ans durant, elle shoote à bout de bras, empilant une matière brute, posant ainsi les premiers jalons d’une écriture photographique. “Appréhender et m’inspirer des rêves, recréer mes songes, manipuler cette matière vaporeuse par l’interprétation photographique, voilà ce que je tente ici de faire avec ma série « Blow » présentée ici pour la première fois ».

Blow

Matière psychanalytique “à entrées multiples” comme elle se plaît à la décrire, la série « Blow » met en lumière des visages et des corps sous l’emprise du cellophane. Un film plastique protecteur, mais également une strate de déballage et un vecteur de lumière tout à fait singulier : “étouffement, enfermement physique, isolement social, j’ai travaillé sur ce qui nous entrave, mais aussi ce qui nous libère.”

Ici, le noir règne en applats massifs et profonds. Obscurs et niveaux de blancs dominent. Durant les sessions de prises de vue, les femmes et les hommes de Julie entrent en résonance avec leurs maux, pour mieux les abandonner. “La catharsis prime. Le lâcher prise est l’état d’abandon recherché.” Lors des performances, les résistances et les constructions mentales s’effondrent, parfois dans la douleur, mais toujours pour le meilleur. La photographe décrit des séances “intenses, très éprouvantes. Il se passe tout le temps quelque chose. Les dénouements sont bouleversants, terribles mais toujours beaux”.

Théophile Pillault

 

Blow 17 – « Maïa » Numérique

 

En savoir plus sur Julie ?
 Sa page Facebook : Julie Lagier
 Son compte Instagram : j.l.f
 Son site Internet : julielagierphotography.fr
 Interview exclusive réalisée par apARTé